BELLE DE JOUR

L'ENVERS

D'UN FANTASME


UN FANTASME

10 éléments

 

Séroux

1 tableau

3 encre sur papier

Collection Ghabor

3 photographies


LA QUESTION

Etait-ce le contraste

entre son immobilité majestueuse,

presque mortelle, et la farouche vie animale

qui colorait d'un sang sombre ses lèvres,

coinçait ses mâchoires

pareilles à un piège à fauves,

faisait de ses poings

des massues de chair et d'os ?


AUTOUR DE LITTÉRATURES /

ALICE - BELLE DE JOURBOVARY - KING KONG THEORY - PABLO NERUDA - LE PETIT CHAPERON ROUGE


CONTEXTE CULTUREL


Le roman 

Belle de jour est un roman de Joseph Kessel paru en 1928 chez Gallimard. Il raconte l'histoire d'une jeune femme qui recherche le plaisir charnel dans l'expérience de la prostitution. Le roman fit scandale à sa parution et resta entouré d'une réputation sulfureuse...

 

Le roman explore le divorce entre le cœur et la chair dans la vie de Séverine, une bourgeoise menant une double vie de prostituée pour assouvir des pulsions masochistes. Le roman questionne la dualité de la sexualité, le désir, le fantasme, et la culpabilité vis à vis des normes sociales.

 

Le film

Belle de jour est film de la nouvelle vague italo-française de Luis Buñuel, sorti au cinéma en 1967, tirée du roman Belle de jour de Joseph Kessel paru en 1928.

 

Séverine Serizy (Catherine Deneuve) est une jeune femme mariée au docteur Pierre Serizy (Jean Sorel). Animée de fantasmes masochistes particuliers, elle aime son mari « au-delà du plaisir » ne parvenant pas à trouver le plaisir avec lui. Un ami de Pierre et du couple, Henri Husson (Michel Piccoli) parle à Séverine d'un bordel qu'il fréquentait dans le passé. Elle s'y rend et y retourne de plus en plus régulièrement...


ALLER PLUS LOIN



«Ce que j'ai tenté avec Belle de Jour, c'est de montrer le divorce terrible entre le cœur et la chair, entre un vrai, immense et tendre amour et l'exigence implacable des sens. Ce conflit, à quelques rares exceptions près, chaque homme, chaque femme qui aime longtemps, le porte en soi. Il est perçu ou non, il déchire ou il sommeille, mais il existe.»

Joseph Kessel.


« Elle n’était pas venue chercher rue de Virène de la tendresse, de la confiance, de la douceur (de cela Pierre la comblait), mais ce qu’il ne pouvait pas lui donner : cette joie bestiale, admirable. »

 

Joseph Kessel.